Elisabeth D'Espérance

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Elisabeth D'Espérance

Message par Arwen le Sam 28 Nov - 9:01

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La médiumnité de Madame d’Espérance peut être divisée en quatre étapes :

1ère phase : Jeunesse ; par la vision d’esprits qui jouaient avec elle, dès lors qu’elle les voyait comme s’ils étaient en chair et en os. Cela perturbait ses parents, qui l’ont même conduite chez un médecin, car ils la jugeaient folle.

2ème phase : Peinture et psychographie, spécialement de l’esprit Humnur Stafford, qui en grande partie répondit aux questions élaborées par T.P. Barkas, en anglais, en allemand et en latin, abordant divers domaines de la science.

3ème phase : Matérialisations d’esprits et de fleurs.

4ème phase : Médium de photographies spirites (à partir de 1896).


Elizabeth Hope, surnommée « d’Espérance », était la fille d’un commandant de navire, qui passa son enfance dans une villa ancienne de l’est de Londres qui avait appartenu, par le passé à la famille Crommwell. C’est à cette époque-là qu’elle commença à voir les esprits qui circulaient dans le bâtiment mais que personne d’autre qu’elle ne voyait, nul ne la croyant, et tout le monde la blâmant d’en parler. A l’adolescence, alors qu’elle avait entre 13 et 14 ans, ces phénomènes la conduisirent à avoir de sérieuses difficultés relationnelles avec sa mère (qui la jugeait folle), ce qui porta atteinte à sa santé. Son père étant revenu à la maison à ce moment-là, compte tenu de sa pâleur et de sa maigreur, décida de l’emmener avec lui sur son navire pour un voyage en Méditerranée. A la fin de ce voyage, la jeune fille fut à nouveau confrontée au phénomène, en visualisant un voilier fantôme qui traversa le navire de son père, ce qui la fit paniquer au début et, la fit déprimer ensuite du fait de l’incrédulité de son père et de l’équipage. Après son retour, la jeune fille passa deux ans à l’école au cours de laquelle elle n’eut aucune vision. En fin d’année, comme les autres élèves, elle devait se préparer pour les examens et réaliser certains devoirs. L’un de ces devoirs était de rédiger une dissertation sur le thème : « Qu’est-ce que la Nature », pour laquelle la jeune fille ne parvenait à trouver aucune inspiration. La veille du jour où elle devait la remettre, elle passa la nuit à tenter de la rédiger sans parvenir à un quelconque résultat. Le lendemain matin, à son réveil, elle la trouva toute prête, inexplicablement rédigée de sa main.

En 1874, alors qu’elle était âgée de 19 ans, elle épousa Monsieur Reed et s’installa avec lui à Newcastle-upon-Tyne. Isolée dans sa nouvelle résidence, auprès de son seul mari et de tel ou tel visiteur de passage, ses visions devinrent presque constantes, ce qui l’angoissa beaucoup. C’est à ce moment-là qu’elle entendit parler, par le biais d’un couple d’amis, du spiritisme et des tables tournantes.

Alors que sa mère se trouvait malade, devant subir une opération chirurgicale, Élisabeth était sans nouvelles de son père depuis quelque temps. Or, elle avait urgemment besoin de ses conseils pour décider du meilleur traitement pour sa mère. La table fut consultée, et elle fut correctement informée de l’endroit où son père se cachait, lui fournissant y compris le nom de l’embarcation à bord de laquelle il se trouvait (le « Lizzie Morton », à Swansea).

Plus tard, de nombreux phénomènes se produisirent, rendant la médiumnité de Madame d’Espérance patente. Etant à la recherche d’un moyen de communication plus rapide, ce fut la psychographie qui offrit le meilleur résultat, ce qui lui permit à ce moment-là d’identifier les esprits qui accompagnait ce groupe d’étude familial. Avec la prédominance de la psychographie, Madame d’Espérance commença à percevoir des figures lumineuses dans l’environnement, qu’elle commença à dessiner. La nouvelle se répandit dans la communauté, et de nombreuses personnes cherchaient à assister aux sessions, dans l’espoir d’obtenir des dessins de leurs parents et amis décédés. Parmi eux, on peut noter la présence d’un intellectuel, dénommé T.P. Barkas, qui se joignit au groupe et qui n’hésita pas à poser des questions scientifiques aux esprits. Les réponses étaient, bien souvent, d’un niveau bien supérieur à celui de Barkas lui-même.

A propos de ces expériences, Barkas indiqua : « On peut généralement admettre que :

nul ne peut, dans un effort normal, répondre en détail à des questions critiques obscures concernant des domaines difficiles de la science auxquels l’on n’est pas familiarisé ;
de plus, on doit admettre que personne ne peut voir normalement et dessiner avec une précision minutieuse dans l’obscurité la plus complète ;
personne ne peut, par des moyens normaux de vision, lire le contenu, dans l’obscurité, d’une lettre cachetée ;
quelqu’un, qui ignore l’allemand, puisse écrire avec rapidité et exactitude de longues communications en allemand.
Or, tous ces phénomènes ont été vérifiés avec cette médium, qui sont aussi certains que les événements normaux de la vie quotidienne ».

Du fait de la perte de ses parents et d’une série de problèmes domestiques, la santé de la médium fut touchée. Pour s’en remettre, elle voyagea vers le sud de la France, en 1883, époque où elle entra en contact avec Gabriel Delanne, décidant de le soutenir et de financer la revue dont Delanne fut le rédacteur, intitulée : « Le spiritisme ».

De retour, elle partit ensuite en Suède pour rendre visite à un couple qui faisait antérieurement partie de son groupe d’études, et avec qui elle se rendit à Leipzig, en Allemagne, où elle fit connaissance du professeur K.F. Zoellner. Ayant été victime d’un accident au moment de rentrer en Angleterre, elle passa un certain temps à Breslau, où elle fit la connaissance d’un ami du professeur Zoellner, le professeur Friese. De retour à Londres, le groupe se reforma, et reprit ses expériences.

Durant ce nouveau cycle, dans une chambre obscure, elle permit la production d’ectoplasme qui reproduisait vers des formes humaines. Des plantes et, des fleurs vivantes et entières furent également reproduites.

Madame d’Espérance publia de nombreux articles dans la presse spiritualiste. Trois ans après avoir publié son autobiographie (« Shadow Land »), elle publia « Northern Lights ».

Elle tomba gravement malade après un accident survenu en 1893 à Helsinki, en Finlande, au cours d’une session, lorsqu’un chercheur retint subitement l’esprit Yolanda alors matérialisé, pour tenter de prouver l’existence d’une fraude lors du phénomène. La dématérialisation subite de l’esprit et son reflet dans l’organisme de la médium laissèrent des séquelles.

L’éclosion de la première guerre mondiale, alors qu’elle demeurait en Allemagne, fit qu’elle y fut quasiment prisonnière. Tous ses documents, y compris le manuscrit du second volume de « Shadow Land », furent détruits.


Fait insolite :


Un jour de l’an 1883, Delanne reçut une lettre d’une expéditrice résidant à Versailles qui attendait sa visite afin de le questionner sur un sujet lié au spiritisme. En recevant ladite lettre, celle-ci lui fit mauvaise impression, non seulement parce que le papier était de piètre qualité, mais surtout parce que les termes employés étaient non seulement obscurs, mais comportaient de nombreuses erreurs de français et de nombreuses fautes d’orthographe. En lisant la lettre, Delanne eut l’impression de recevoir une missive ridicule. Il eut même un geste de mépris, affirmant : « Encore une malheureuse qui se dit connaître le spiritisme. Ah ! Mon Dieu ! ». Toutefois, après un peu de réflexion, il décida de se rendre au rendez-vous auquel on l’invitait. Et plus il y réfléchissait, plus il sentait augmenter en lui une sorte de curiosité qui l’attirait presque irrésistiblement vers sa correspondante, dont il n’avait jamais entendu parler jusqu’alors. Il se rendit donc à Versailles, au lieu indiqué, qui se trouvait dans un quartier distant, à l’extrémité d’un faubourg, dans une maison située au fond d’une vielle cour sale.

« C’était donc cela ! », songeait Delanne, « Je suis perdu et il ne sortira rien de bon de ma visite. Enfin, allons-y jusqu’au bout ! ».

Que désirez-vous ?
Est-ce ici que réside Madame d’Espérance ? Répondit Delanne, montrant la lettre qu’il avait reçu.
Alors, la femme ouvrit la porte et dit :

Entrez, entrez !
La femme souhaitait fonder un journal pour diffuser le spiritisme.

Mais Madame, répondit-il, il faut de l’argent parce que cela coûte cher.
Voici, dit-elle, pour les premières dépenses. (Il y avait 5000 F)
Surpris, Delanne ne sut pas quoi répondre.

Ne me remerciez pas. Dès que le premier numéro sera prêt, imprimez-le et envoyez-le moi. Nous œuvrerons ensemble à la diffusion du spiritisme.
Et ainsi il fut, grâce à la généreuse anglaise qu’était Madame Élisabeth d’Espérance, encore inconnue en France à cette époque-là. Quant à la somme de 5000 F qu’elle donna en 1883, cela représentait une très forte somme pour l’époque. C’est ainsi que put sortir la revue « Le spiritisme ».

Népenthès, l’esprit grec :

Ernesto Bozzano, dans son œuvre « Metapsychique humaine », relate, chapitre 11, le cas classique de l’esprit Népenthès, au travers de la médiumnité de Madame d’Espérance. L’esprit matérialisé, qui déclarait être contemporain de l’époque héroïque de la Grèce antique, écrivit un message en grec ancien. Bozzano affirme : « La valeur théorique de cet incident prend un autre relief compte tenu de l’heureuse coïncidence que le grec ancien soit ignoré de l’intégralité des participants ». Parmi les chercheurs norvégiens, se trouvaient des professeurs d’université, des écrivains, des médecins, des magistrats et des pasteurs luthériens, pour un total de 30 personnes. L’esprit prenait la forme d’une femme d’une grande beauté et se conformait délicatement aux désirs des chercheurs, se laissant photographier et écrivant dans le carnet d’annotation de réflexions de l’un des assistants, et laissant se faire le moule de sa propre main en paraffine liquéfiée. Le lendemain du message de l’esprit, les chercheurs se rendirent dans une bibliothèque et traduisirent le message du grec ancien en grec moderne, pour ensuite le traduire en anglais. Voici ce qu’il disait : « Je suis Népenthès, ton amie ; lorsque tu sentiras ton âme opprimée par la douleur, invoque-moi et moi, Népenthès, j’accourrai immédiatement pour adoucir tes souffrances ».

N.B. : Aksakof étudia également la médium et les phénomènes produits par elle, et ce durant plus de 20 ans.

Message de Madame d’Espérance aux médiums :

Dans son autobiographie intitulée « Shadow Land », que la F.E.B. a édité sous le titre « No pais das Sombras », Madame d’Espérance indiqua au chapitre 28 (« Les chercheurs que j’ai connus ») : « Ceux qui me suivront pourraient souffrir ce que j’ai souffert, à cause de l’ignorance des lois divines. Comme le monde d’aujourd’hui dispose de plus de connaissance qu’en mon temps, ceux qui entreprendront l’ouvrage n’auront peut-être pas comme moi à avoir à lutter contre la superstition et les jugements sévères des pharisiens ».
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Dernière édition par Zizine le Mar 1 Déc - 15:53, édité 3 fois
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Re: Elisabeth D'Espérance

Message par Nem le Sam 28 Nov - 10:16

C'est trés interessant tout ça, je ne la connaissais pas.
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Re: Elisabeth D'Espérance

Message par Arwen le Sam 28 Nov - 10:17

Oui ? Smile
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Re: Elisabeth D'Espérance

Message par Nem le Sam 28 Nov - 10:19

Je decouvre Elizabeth d'Esperance. Je vais voir si je trouve des livres à son sujet...
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